Charles Lecocq

Né à Paris le 3 juin 1832, Charles Lecocq fit ses études au Conservatoire à partir de 1849 en même temps que Georges Bizet dans les classes d’Halévy pour la composition et de François Bazin pour l’harmonie. Il abandonne rapidement ses études pour travailler comme pianiste accompagnateur. A l’occasion d’un concours d’opérette organisé par Offenbach en 1856, portant sur un livret de Ludovic Halévy et Léon Battu sous le titre Le Docteur Miracle, il termine ex æquo avec Bizet ce qui lui permet de pouvoir être joué au Théâtre des Bouffes-Parisiens. Après une période assez longue durant laquelle il travaille comme pianiste accompagnateur tout en composant quelques ouvrages en un acte, ses premiers succès viennent avec L’Amour et son carquois et surtout Fleur de Thé en 1868.

Après l’effondrement du Second Empire et la défaite face à la Prusse, il produit au Théâtre des Bouffes-Parisiens en 1871 plusieurs ouvrages en un acte dont Le Testament de M. de Crac et Le Barbier de Trouville puis s’installe à Bruxelles où il remporte un véritable triomphe avec Les Cent Vierges et surtout La fille de Madame Angot (1872). Ses œuvres suivantes, parmi lesquelles Giroflé-Girofla (1874), seront reprises avec succès dans les différentes capitales européennes. En 1878, Le Petit Duc sur un livret de Meihal et Halévy, anciens librettistes d’Offenbach,  remporte un franc succès au théâtre de La Renaissance à Paris. C’est aussi l’année de l’Exposition universelle. Il compose encore quelques œuvres notamment pour le Théâtre des Bouffes-Parisiens mais qui seront vite oubliées et ce n’est qu’en 1899 que l’Opéra Comique crée son ballet Le Cygne. Après avoir été reçu chevalier de la légion d’honneur en 1900 il crée encore quelques ouvrages en un acte. il meurt le 24 octobre 1918 à Paris.

Articles associés : Le Testament de Monsieur de CracLe Barbier de Trouville